Identité(s) en tous genres - PART 1

Publié le par Nègre Inverti

 

 

 

On me demande souvent comment je fais pour à la fois pester à longueur de temps contre les catégories, et m'identifier, me nommer et me mettre dans des catégories moi-même. Réponses simples :


                                           interrogation--1-.jpg

 

1-

Ce que je hais c'est l'assignation à des catégories = obliger les gens à rentrer dans des catégories en se fondant sur des pseudos arguments biologiques, sociaux, whatever. Donc en gros, ce qui me saoule, c'est que l'on me dise qui je devrais être, soit, que l'on me nomme à ma place.

Je me fiche des catégories que les autres se choisissent, dès lors que ces autres ne mettent pas en pratique des comportements aux effets, voulus ou non, qui seraient oppressifs au nom de leurs catégories. Je fais cette dernière précision car j'ai déjà eu droit à des "ben si tu te nommes comme tu veux, moi je me nomme comme je veux, alors j'ai le droit de me dire homophobe". Ben voyons ! 

 

2-

Les catégories que j'utilise sont politiques. Elles sont contextuelles.  Leur sens dépend du contexte social dans lequel je me trouve. Le but est de les utiliser pour dire quelque chose. 

De façon très simple, mais j'y reviendrai dans les articles suivants, dire que je suis trans dans un monde où il est OBLIGATOIRE de se sentir homme OU femme, d'une certaine façon en plus, cela veut dire quelque chose. Dans une société raciste se dire noir veut dire quelque chose. (Et du coup, le fait de ne pas sentir le besoin de me plaindre au premier plan concernant par exemple la classe sociale ou la religion, cela veut aussi dire quelque chose. Au sens où cette fois, je suis concerné, mais sans forcément en chier. Du moins, pas autant que pour le fait d'être trans et noir.)

 

3-

Mes catégories ne sont pas des définitions figées, mais des identités qui en plus comme je l'ai dit sont politiques contextuelles, donc mouvantes

Je ne crois absolument pas à l'identité comme quelque chose de naturel et de figé. Il n'y a donc rien de sectaire, de communautariste là-dedans au sens où on entend souvent les soit disant neutres non communautaires s'en émouvoir. Là aussi, je ferais un article là-dessus dans "Trucs rigolos". 

 

Bref, voilà de façon rapidement exposée, les raisons pour lesquelles je me nomme et considère qu'il n'y aurait pour moi aucun intérêt à proclamer avec fierté "moi je n'ai pas besoin de me définir hein !". 

 

Partie 2 à suivre 

Commenter cet article