Brooklyn Boihood ou quand les masculinités n'ont rien à voir avec les hommes : diversifier et complexifier nos représentations.

Publié le par Gabriell ni mâle ni femelle

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Qu'est-ce que c'est ?

Il s'agit d'un projet photos qui a pour but de donner une certaine visibilité à des personnes noires, métisses, ou comme on dit en anglais à des "people of color". En plus de cet aspect clairement choisi, il y a la volonté en terme de sexe et genre, de montrer des profils très inivisibilisés par l'hétérosexisme : les Trans masculins (female to male), les Queer (personne de genre fluide), les Butch, AG, Dom, Stud (lesbiennes masculines pour les 4 dernières appellations). Un jour je me pencherai sur toutes les nuances entre ces identités. Après tout, si des personnes veulent se "nommer", qui sommes-nous pour estimer qu'elles s'enfermeraient ? Etre libres, selon certaines personnes, c'est parfois choisir par elles-mêmes dans quelle case entrer, plutôt que d'y être obligées parce que "dieu/ la nature/ freud a dit que". A partir du moment où celui/celle qui se nomme d'une certaine façon ne vous impose pas de vous nommer ensuite, où est le problème ?

(Mon propos est à resituer dans un contexte qui est celui de l'agacement que provoquent les gens, notamment les lesbiennes, qui se définissent selon leurs nuances de genre, voire même en fonction des rôles qu'elles prennent dans une relation de couple. J'estime que s'il est utile d'y réfléchir et de voir comment cela fonctionne, il faut dépasser le stade idéaliste de vouloir imposer à tout le monde l'indéfinition ou la neutralité. D'autant que selon moi, RIEN n'est jamais neutre  )

 

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Vous l'aurez donc compris, il ne s'agit pas d'un projet pour "sortir de toutes cases",  mais pour s'extraire des "cases assignées" (= les cases dans lesquels les gens te forcent à entrer mais que TOI tu n'as pas choisies). Ces personnes montrent d'autres possibles : les personnées nées avec un vagin ne sont pas obligées de s'habiller comme dans Sex and the city pour la variante hétérosexuelle, ou comme dans The L Word pour la variante lesbienne (= la même chose : "la féminité" obligatoire pour quiconque possède un vagin). La féminité, c'est très bien pour celles (et aussi ceux!) qui le veulent, mais c'est tout aussi respectable pour les personnes qui n'en veulent pas. Donc cela ne veut pas dire que "toutes les femmes doivent être masculines pour prouver qu'elles sont libres". Cela veut dire "laissez tranquilles celles qui se sentent masculines". La volonté de dire "nous sommes content-e-s d'être comme ça", me semble assez explicite dans l'aspect plutôt "frime"  qui se dégage de la plupart des photos dont je n'ai extrait qu'un petit nombre.(Je ne trouve pas d'autres mots que "frime", mais ce n'est pas exactement ce que je veux dire).

 

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Comment situer ce projet dans un contexte plus large ?

Si ce projet a sans doute plus de chance d'être connu internationalement qu'un projet photos de lesbiennes masculines ougandaises par exemple, parce qu'il provient des Etats-Unis, il faut préciser qu'à l'intérieur même de ce pays , il s'agit d'un phénomène plutôt marginalisé pour plusieurs raisons : les personnes posant pour les photos ainsi que les photographes sont de Brooklyn, elles n'ont pas autant de cartes en main que des professionnels de Manhattan et il ne faut tout simplement pas oublier que les imaginaires trans , queers, etc, sont façonnés à travers des prismes blancs. Il y a donc un racisme structurel et des questions de classe qui expliquent cette marginalisation dans un univers blanc. Mais, il est évident que dans ce qu'on appelle "la communauté noire américaine", le fait d'être de Brooklyn, même s'il ne s'agit pas de Manhattan, cela donne plus de chance d'être vues que lorsqu'on essaie ce type de projet au Kansas...

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Réflexions sur le fond

J'aime ce projet photo pour sa visée (montrer ce qui ne se montre jamais que sous le signe de la bizarrerie ou à l'inverse de la normalisation, les rares fois où ça l'est) mais aussi pour le contenu. En toute honnêté, la visée aurait pu me suffir, tant il est rare de voir  des projets montrant fièrement des personnes affichant un genre supposé contraire à celui de naissance. Mais, c'est encore mieux puisque le contenu me plait et en voici les raisons : 

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1) Il s'agit de masculinités que l'on qualifie de transgressives car elles ne s'appliquent pas à des corps mâles hétérosexuels. Toutes ces personnes sont donc nées avec des corps "femelles" qui ont entrainé une assignation à la case "femme" par la société. Mais elles ont ressenti/décidé (tout cela est très complexe...) de se réapproprier à la fois leur sexe et leur genre, ce qui les fait rentrer dans l'anormalité, toujours selon les critères dominants. Voilà donc un projet photos ouvertement queer, trans, lesbien. 

 

Ce projet invite à repenser l'idée selon laquelle le masculin est nécessairement lié aux gens qui naissent avec un pénis et que le féminin irait nécessairement avec les gens qui naissent avec un vagin. En clair, des personnes se trouvent plus du côté masculin ou féminin, voire les deux ou en dehors, quelque ce soit ce qui se trouve entre leurs jambes. Cela signifie - et cela me semble très important - que ces personnes ne "copient pas les hommes". Les hommes ne sont pas le modèle original de masculinité. La masculinité n'appartient pas aux hommes. Les vêtements masculins ne sont pas sécrétés par les organes mâles, donc il n'y a aucun propriétaire légitime de la masculinité. Il n'y a ni original (les hommes nés avec un zizi) ni copies (femmes masculines, trans female to male, etc). Il y a des modèles différents de personnes exprimant des interfaces masculines. Tout comme certaines personnes nées avec des corps mâles et socialement assignées "hommes", choisissent d'exprimer, avec toutes les difficultés que cela comporte, des interfaces féminines. 

Sur ce sujet, il n'est jamais vain d'insister : ce qui est masculin (et en creux ce qui est féminin) est socialement construit.Il suffit de réfléchir un peu pour trouver plein d'exemples montrant le caractère historique, sociale, variable de tout cela. (J'ai mis en fin d'article quelques références sur le sujet). Ce n'est pas parce que cela semble très ancré, que cela tient solidement, que ce n'est pas construit. Prenons l'exemple d'une maison : elle ne pousse pas dans le sol, elle n'est pas "naturelle". Elle est construite et  très solide. Ce n'est pas le fait d'être construite qui l'empêche d'être solide. C'est la même chose pour le genre. Ce n'est pas naturel, c'est construit, et ça tient à cause de dispostifs de tous ordres (toute la socialisation (famille, école) ordonnant d'être "vraie fille" (= féminine et hétérosexuelle) et "vrai garçon" (= viril et hétérosexuel), imaginaires hétéro et masculinité et féminité hyper stéréotypées dans tous les films, les pubs, chansons, etc). Sur 100 ans, étudier ce que sont/font les hommes et les femmes montre des évolutions qui contredisent l'idée selon laquelle des aspirations à telle période liées à tel groupe, s'expliqueraient par nature immuable. C'est le sens du titre de cet article qui peut sembler aberrant à beaucoup. Mais plus que de n'avoir rien à faire "avec les hommes", ces masculinités n'ont surtout rien à voir avec les hommes nés avec un zizi, car parmi ces personnes il y a deux hommes qui sont des trans (Female to Male), en début de transition. 

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2) Tous ces profils représentent différentes formes de masculinités (ou d'androgynie pour certaines, tout cela étant très relatif selon ce que chacun voit comme être masculin ou non). L'idée importante ici c'est "différentes". Diversité, pluralité. Généralement lorsque des gens font des projets ou des "documentaires" sur des personnes socialement perçues comme "pas normales", ils ne montrent que des choses assez simplistes. Je vais insister ici car il me semble capital de parler des dégâts que causent bon nombre d'émissions, ou de recherches quelconques sur les groupes marginalisés.

 

Dégât numéro 1 : négation de la diversité des parcours. 

Prenons l'exemple d'un documentaire sur les trans : à presque tous les coups, celui-ci montrera souvent une femme trans (Male to Female) qui veut une vaginoplastie, rêve de Barbie dès son plus jeune âge, aime les hommes, est romantique, adorent les brushing, le verni, les talons hauts etc. Il n'y a évidemment rien de problématique dans ces goûts, désirs et aspirations pour eux-mêmes. 

Le problème se pose dès lors qu'on observe que dans un univers plus large, qui dans ce cas est celui des "documentaires sur les questions trans",  ne sont montrés QUE ce type de profils. On ne montrera pas par exemple les femmes trans qui ne se sont pas toujours senti "femmes". Celles qui n'aiment pas du tout la féminité telle qu'elle est montrée par les pubs. Qui mettent des jeans et des baskets. En clair, on ne montrera pas celles qui ont changé de sexe, d'homme à femme, sans pour autant vouloir jouer à "la femme" stéréotypée. Et surtout dirais-je, on ne montera pas celles qui sont passées du sexe M au sexe F et qui sortent avec des femmes. Bref, celles qui son trans et lesbiennes. Elles ne sont pas meilleures que d'autres. Elles sont juste invisibilisées, raison pour laquelle il me semble nécessaire de les mentionner en tentant par ailleurs d'expliquer les raisons de cette invisibilisation.

 

 

et Ryan

 

Je tiens malgré tout à me distancier de tous les propos transphobes qui rejettent à des trans le droit de suivre leurs désirs. C'est ainsi que pas mal de personnes reprochent aux trans d'être trop "binaires", trop "normés". Autrement dit, les trans devraient aller contre leurs désirs de faire soit très masculin pour les Female to Male, soit très féminin pour les Male to Female juste pour faire plaisir aux gens qui enjoignent à la subversité. Evidemment ce type d'injonctions est insupportable.

Mon propos est de critiquer, non pas les genres dans lesquels les gens se sentent bien, mais plutôt d'attirer l'attention sur le fait que la représentation médiatique des "anormaux" a toujours pour but de cibler ce qui ne remet pas en question les évidences du sens commun.

Il serait sans doute judicieux de faire des documentaires sur plusieurs façons d'être trans, comme on peut le voir dans ceclui-ci http://vimeo.com/19934357. Malheureusement lorsque c'est aussi censé et pertinent, ça ne passe pas sur les chaînes de télé et n'a donc pas une grande audience en dehors des cercles concernés. 

 

 

Dégât numéro 2  : masquer la question de la domination située au coeur du genre :


Je pense que la négation de toute la diversité des parcours est directement liée à ceci : les représentations médiatiques simplistes déconnectent complètement les questions trans, les questions homos et celles qui touchent les femmes d'un univers social hétérosexiste : 

- obligation à se conformer à un genre selon les organes génitaux de naissance. Il s'agit des normes (=comportements, attitudes, vêtements, etc). Celles, ceux d'entre nous qui ne s'y conforment pas peuvent aisément témoigner des violences symboliques et/ou physiques subies. Il s'agit bien d'un vrai problème de société : nous n'avons pas le droit de vivre dans le genre que nous voulons. Si nous aimons faire autre chose que ce qui est prescrit, des formes de repressions diverses et variées apparaissent. Cela s'inscrit dans le cadre des relations sociales.

- domination sociale de la "masculinité hégémonique" (terme de Rober Connell) qui contrairement aux masculinités transgressives s'appliquent aux hommes hétérosexuels (avec d'autres variables rentrant en jeu telle que la classe sociale par exemple). Il s'agit ici non plus seulement des normes, mais de la structure sociale (= organisation sexiste de la société). Il s'agit ici de voir qu'en dehors des pratiques de genre que les gens peuvent inconsciamment ou pas subvertir, il demeurent bel et bien une structure sociale dont la destabilisation ne peut se passer de résistances collectives. Les acquis féministes des années 1970 sont de cet ordre : il s'agissait de faire bouger les institutions, les lois, bref la structure sociale. Cela s'incrit dans le cadre des rapports sociaux.

 

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Même si on ne peut complètement séparer les relations sociales des rapports sociaux (puisqu'on peut considérer que la structure est incarnée par des corps et des pratiques) je vais citer ici une distinction fondamentale que fait Danièle Kergoat entre les deux :

"les relations sociales sont immanentes aux individus concrets entre lesquels ils apparaissent. Les rapports sociaux sont, eux, abstraits et opposent des groupes sociaux autour d'un enjeu. 

Opérer la disctinction entre relation sociale et rapport social permet de faire apparaîre que si la situation a effectivement changé en matière de relations sociales entre les sexes et dans les couples, le rapport social, lui continue à opérer et à s'exprimer sous ses trois formes canoniques : exploitation, domination oppression (que l'on pourrait illustrer par : différentiel de salaires, plafond de verre et violences). En d'autres termes, s'il ya bien déplacement des lignes de tension, le rapport social hommes/femmes reste inentamé. "

 

[Danièle Kergoat, « Dynamique et consubstantialité des rapports sociaux » in Elsa Dorlin (dir.), Sexe, Race, Classe, pour une épistémologie de la domination, Paris, PUF, 2009, p.113.]

 

Tout est dit, les hommes sont peut-être moins machos, mais les inégalités salariales, les pratiques de recrutement sexistes demeurent. Donc, les femmes ont toujours autant d'occasion d'être plus pauvres, moins indépendantes financièrement, soit moins libres et ce malgré les nouveaux comportements de certains hommes. Par ailleurs, avec en moyenne deux femmes qui meurent chaque semaine de violence conjugale en France, je crois qu'il n'est pas compliqué de voir que "tout n'est pas réglé". Quelques chiffres http://www.adequations.org/spip.php?article363

 

Je trouve que dans ce projet photos il ya un questionnement très intéressant en terme de norme. C'est plus sur la mise en examen des normes dominantes que sur une destabilisation collective de la structure que je situerai ce projet, tout en reconnaissant encore une fois les passerelles entre les deux.

 

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Pour conclure sur les deux dégâts présentés ici, je dirais qu'un documentaire voyeuriste sur les trans consistera à dire ceci "pas de panique, ces personnes ont changé de sexe, MAIS respectent à la lettre les injonctions de leur nouveau sexe. Ne vous inquiétez L'homme et LA femme sont immuables. Pas de quoi réfléchir outre mesure à toutes ces histoires de masculin, féminin, encore moins sur la question de la domination voyons." 

Alors pour moi, ce projet photo est archi cool car les personnes photographiées ne sont pas toutes en baggy, pas toutes en jean cuir. Il y a différents types de masculinités présentées, même si il y a quand même tout un univers en commun. Montrer des différences revient à sortir de l'idée qu'il s'agit d'un "groupe homogène" rempli de personnes qui ont "une essence particulière". Il ne s'agit donc pas de faire de l'impératif de visibilité une occasion de "s'intégrer" en proposant un seul type de représentation. 

C'est donc qu'en plus de repenser l'idée que le masculin proviendrait du zizi, ce projet invite à repenser l'idée qu'il n'y aurait "qu'une masculinité".

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3) J'apprécie le fait que les personnes photographiées ne font pas toutes du 38 en tour de rein. Il y a des personnes d'à peu près toutes les corpulences, même si évidemment il y a plus de personnes que l'on dirait minces. Mais, on ne pourrait accuser ce projet d'être une énième célébration de la minceur. Malgré la volonté de rendre beau, cool, stylé - notamment avec les tatouages qu'on ne voit pas là mais qui sont assez nombreux - voire même enviable, ce qui est censé rester dans le registre de "l'anormal", je ne trouve pas que ce projet photo se centre uniquement sur des personnes stéréotypées dans leur corpulence et leur physique généralement. En gros la volonté de désenlaidir ces "anormales" n'est pas passée par une volonté de les normaliser façon canon de minceur, par la mise en valeur d'un seul type de cheveux (longs, lisse ou bouclés), etc.

 

 

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4) De plus il s'agit de corps qui ne sont pas blancs et sur lesquels tout un imaginaire racialisé et raciste s'applique. Les masculinités noires sont perçues comme plus "agressives", plus "virilistes" dans l'imaginaire se voulant négatif et "bonnes pour la baise" dans l'imaginaire se voulant positif. Du coup, endosser une apparence masculine lorsqu'on est née avec un vagin c'est déjà apparaitre comme anormale aux yeux d'autrui et ceci est redoublé par le fait d'être noire. Voilà donc un projet ouvertement Black queer, trans, lesbien.

 

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Toutes ces raisons font que pour moi ce projet n'est pas "rien", en plus de tout ce qui l'entoure (comme le fait que ce ne soit pas des superstars, des pros pétées de tunes). Mais, je ne suis pas idiot :  j'imagine qu'au-delà de la volonté de montrer autre chose que des femmes blanches hétérosexuelles bouches fardées et perchées sur des talons qui leur pètent les pieds (oui bon vous aurez compris que cet imaginaire, non pas en lui-même mais comme seul et unique possible pour les femmes me SAOULE) les personnes participant à ce projet souhaitent être connues, et avoir un peu de tunes. Et puis ça participe de cette machine hégémonique de prodution culturelle et artistique (toujours en lien avec l'économie) que sont les Etats-Unis. Evidemment. Mais et alors ? plutôt que de supporter continuellement des agressions visuelles (pour moi, et d'autres aussi) ne montrant que les mêmes choses, je préfère faire la pub de ces personnes-là.

 

De toutes les façons, que je parle d'elles ou d'autre, je n'y gagne rien d'autres que l'éventuelle satisfaction "d'être d'accord". Alors, avec Brooklyn Boihood, je me fais plaisir ! (et pour une fois que je ne critique pas négativement, je le savoure aussi  humm )

 

      Aj

 

Toutes les photos sont tirées d'ici : 

http://www.bklynboihood.com/ 

 

Après une présentation de personnes militantes et artistes, le lien qui suit propose de voir comment peuvent être traitées les questions de masculinités, et particulièrement de "masculinité sans hommes" dans la recherche en science sociales (je n'oppose évidemment pas ici le militantisme à la recherche  ):   

http://cahiers_du_genre.pouchet.cnrs.fr/numero45.htm


Sur le genre  en général  : 


Euh un peu au pif, vu qu'il y a tellement de trucs...Mais bref, moi j'ai aimé ça :


- BERENI Laure, CHAUVIN Sébastien, JAUNAIT Alexandre, REVILLARD Anne, Introduction aux gender studies : Manuel des études sur le genre, Paris, De Boeck, Ouvertures politiques, 2008, 248p. (mais ce bouquin pose problème à mon sens sur son article sur les questions trans, et à la fin avec sa critique de l'intersectionnalité)

et ça : 


 

- DORLIN Elsa, Sexe, genre sexualités – introduction à la théorie féministe, Paris, PUF, Philosophies, 2008, 153 p. (quoiqu'un peu plus compliqué n'étant pas un manuel expliquant ce qu'est le genre comme le premier bouquin qui s'adresse en fait à des étudiants qui commencent le genre. Mais je trouve que Dorlin fait une belle synthèse de pas mal de choses dites sur le sujet, et propose elle-mêmes des approches intéressantes, donc je crois que ça vaut le coup) 



Sur le sexe et sa construction par les sciences :

 

http://jesuisvenuemechangerenpierre.over-blog.fr/article-l-eclatement-du-sexe-biologique-70952919.html (la personne qui fait le blog a toutes les références de livres à lire sur le sujet) 

 

http://jesuisvenuemechangerenpierre.over-blog.fr/article-cynthia-kraus-quand-la-science-ne-demontre-pas-qu-il-y-a-deux-sexes-1-3-68710427.html

 

et puis comment ne pas citer la fameuse personne qui a dit "on ne nait pas femme, on le devient

- Simone de Beauvoir, Le deuxième sexe, I, Paris, Gallimard, 1949

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mars 31/05/2011 09:48


ils et elles sont trop sexy rien à dire franchement


Alix 09/05/2011 10:57


J'aime vraiment énormément ces photos, vraiment très classes, merci de me faire découvrir ça !! ton article est très juste aussi. Thanks :)


Gab 08/05/2011 08:53


Coucou !
alors non je ne connais pas de projets de ce type au "féminin", mais il y a en a sûrement j'imagine. C'est vrai que moi je m'intéresse toujours plus à ce qui est "masculinités" et tu peux
comprendre pourquoi :d


lex 07/05/2011 11:25


hé c'est frais tout ça
tu sais s'il y a un projet similaire pour les mtf ou plutôt tous profils féminins sur des corps "mâles" (folles, drag queens, trav etc) ?